7 avril - Vénus néolithique et maternelle

Depuis l’ouverture de notre musée de l’étrange, une personne étudiant ces exceptionnelles figurines nous a confié une partie de sa collection de reproduction pour ce genre de statuettes, lui appartenant personnellement. Ce sont ces pièce<s exceptionnelles que nous présentons dans une vitrine murale face à la reconstitution du salon de divination. Cette exposition se fait sur quatre niveaux, deux sur les ‘Vénus’ elles-mêmes, un sur les ‘femmes’ dans la religion, et un dernier sur les ‘divinités’ identifiées comme telles qu’elles soient Grecques, méditerranéennes, ou du secteur Balte ou du panthéon romain voire gallo-romain. C’est une quarantaine de figurines que notre musée héberge sur une population d’environ 200 sujets que les musées proposent en moulages de résines à l’échelle 1/1. Certaines de ces… dames, sont présentées en ‘pieds’, en tête ou torse. On retient surtout l’extraordinaire tête de la Dame de Brassempouy d’une finesse à peine croyable.


Depuis l’ouverture de notre musée de l’étrange, une personne étudiant ces exceptionnelles figurines nous a confié une partie de sa collection de reproduction pour ce genre de statuettes, lui appartenant personnellement. Ce sont ces pièces exceptionnelles que nous présentons dans une vitrine murale face à la reconstitution du salon de divination. Cette exposition se fait sur quatre niveaux, deux sur les ‘Vénus’ elles-mêmes, un sur les ‘femmes’ dans la religion, et un dernier sur les ‘divinités’ identifiées comme telles qu’elles soient Grecques, méditerranéennes, ou du secteur Balte ou du panthéon romain voire gallo-romain. C’est une quarantaine de figurines que notre musée héberge sur une population d’environ 200 sujets que les musées proposent en moulages de résines à l’échelle 1/1. Certaines de ces… dames, sont présentées en ‘pieds’, en tête ou torse. On retient surtout l’extraordinaire tête de la Dame de Brassempouy d’une finesse à peine croyable.



Sur le thème, les interprétations vont bon train, des plus scientifiques au plus fantasques et débridées. On peut généralement envisager, sans crainte de grosse erreur, que nous sommes là devant des aspects inconnus d’un culte de la fécondité et des Déesses mères ou Universelles. Encore que comme à leur habitude, les ‘experts’ ne puissent apporter sur ce propos la moindre évaluation scientifique et nous répondirent, avec le plus grand sérieux, que faute de traces écrites on ne pouvait apporter plus d’éléments sur les temps préhistoriques… on croit rêver !


Toujours est-il que ces représentations se retrouvent surnommées ‘Vénus’ en raison du fait qu’elles puissent, alors en ces temps, illustrer une ‘divine beauté’ selon des critères que nous imaginons facilement tels : formes féminines exacerbées aux niveaux des poitrines, ventres et appareils génitaux évidents, donc potentiellement maternelles, nourricières et matricielles de ces temps primitifs. La mythologie celte, puis romaine, feront la part belle aux divinités aux pouvoirs débordants mais toutefois toujours fort remarqués par les hommes de ces époques. Elles partageront sans problème les puissances des dieux masculins, ou seront en tous cas en mesure et droit de les contester, égaler voire dépasser.


Notre hypothèse, au demeurant très modeste, serait la suivante. Imaginons ces hommes frustres certes capables d’affronter des animaux bien plus puissant qu’eux, mais craintifs face à ce qui les dépasse, hors de leur entendement. L’espoir de vie, en ces temps est d’à peine une trentaine d’années. Cet homme ne comprend pas que ses compagnes saignent tout-à-coup sans avoir été blessées ou autre. Mais plus incroyable encore un beau matin elles apportent un petit d’homme sans qu’il comprenne le mécanisme biologique évidemment. De fait, mourant très tôt avec un espoir de vie d’environ 30 ans maximum, l’homme doit remplir les colonnes de son clan avant qu’elle s’éteigne faute de nouvel arrivant, aussi ce bébé apporté par les femmes est la survie de la tribu.


Il est donc possible que notre ancêtre ne comprenant pas les forme et fond de ces événements, commence sans doute à considérer ses compagnes comme des êtres vraiment inhabituels. Et puis, certaines nuits du fond de leurs refuges souterrains, ils entendent des grondements violents au dehors. S’aventurant peureusement, ils voient, épouvantés, le feu traversant le ciel dans des fracas épouvantables. Peut-être alors imagine-t-ils des forces ou autres envoyant sur eux leur colère… et commence à surgir l’idée d’autre chose au-delà de leur horizon avec une forme naissante de superstition, le début d’un royaume supérieur peut s’ouvrir dans leur esprit. Possible également que l’homme associe ses compagnes à ces choses qui les dépassent, et commencent pourquoi pas des embryons de cultes dont la femme serait un moyen de cristallisation, de manifestation à sa plus simple expression. La femme peut alors avoir sa place sous la forme des ‘mères universelles’ et autres superbes supports cultuels. De là, le passage à des statuettes féminines permettant une matérialisation de leur craintes et espoirs, l’homme le fera avec ses doigts, ciselant ces représentations féminines qu’il pourra adorer, craindre, ou à qui demander protection et vie pour son clan, le reste commence à nous être connu. De là aussi, éventuellement, le fait qu’on ne trouve quasiment aucune représentation statufiée de l’homme, car n’ayant pas les mêmes possibles présentations d’un divin naissant. Mais ceci n’est qu’une hypothèse des plus fragiles encore que nous ajouterions « et après tout pourquoi pas ? ».


Ce sont ces statuettes et figurines sans doute aux pouvoirs étrangement féminins que vous pourrez contempler dans toutes leurs interrogations sur nos très vieux cultes primitifs ouvrant sur les suppressions païennes ou religieuses locales ou plus étendues… qui peut vraiment le nier.


A proximité de la vitrine aux Vénus et Mères universelles, le visiteur trouvera une carte d’Europe où il situera facilement chacune d’entre elle sur cette cartographie les citant toutes précisément. Nous vous souhaitons un bonne visite dans le temps et l’espace des dames sacrées primitives et si… impressionnantes dans leur étrange simplicité.





André Douzet

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