19 avril - une déesse sans nombril


Encore une petite escale, pour nos visiteurs de l’étrange, dans la ‘Salle Médiévale’ devant la même vitrine que celle abritant la statuette à tête batracienne, pour la désigner autrement des autres éléments du genre. Cette fois, nous sommes devant une figurine à forme anthropomorphe du moins pour ce qu’il en reste, car il nous manque la tête et les pieds ou socle si tant est qu’elle en ait eu eu à son origine. D’une hauteur de 8 cm, elle est en terre cuite ocre rouge, peut-être vernissée en noire ou couleur très sombre est sans doute du genre féminin. La tête, qui semble avoir été détachée, ou cassée, à hauteur de la naissance du cou, à l’endroit où il reste la représentation d’un collier de gros éléments comme d’importantes perles demi-sphérique, pendant que celle de devant est allongée avec un anneau massif en pendentif. Ce dernier pend entre les seins de la poitrine du personnage qu’elle tient entre ses mains. La féminité est accentuée avec un ventre légèrement arrondi finissant sur un pubis lisse. La grande particularité du modelage est sans conteste qu’aucune représentation de nombril ne l’orne ! Nous reviendrons sur ce détail manquant. Pour l’instant et pour toujours, la tête nous manque. Elle nous manque d’autant plus que nous n’avons aucune représentation de ce type de modèle féminin à l’évidence, nous empêchant d’avoir une idée du type final de cette statuette oubliée.

Revenons à présent sur l’absence de nombril de notre petite dame de terre cuite avec attention. Nous ne sommes donc pas en présence d’un ouvrage bâclé mais d’une manufacture soignée, faite avec une sorte de vénération respectueuse, sans doute. Le fait que notre modèle soit dépourvu de nombril serait une volonté et non un oubli ou inattention. Aussi à ce stade, nous pouvons, depuis ce détail, commencer à imaginer qu’il peut s’agir ici non pas d’une dame humanoïde aussi respectable soit-elle, mais bel et bien d’une divinité. En effet, une divinité car seule une représentante de ces races vénérées pouvait naître sans cordon ombilical, comme c’est obligatoirement le fait du commun des enfants mortels de notre race humaine nécessairement procréés par une mère et un père.


Pour aller un peu plus loin, tant que faire se pourra, nous nous appuierons sur l’expérience de

notre présidente du musée ayant étudié ces genres de faits à la fois mythiques, légendaire, merveilleux et historiques depuis les constats et prospections accomplies au fil des recherches archéologiques et découvertes même si, parfois elles furent fortuites… Depuis ces études, nous avons tout lieu d’accepter d’être en présence d’une représentation de la déesse Ishtar (parfois Astarté) ! Une divinité notoire, pour ne pas dire la plus notoire des cultes assyriens, babyloniens et sumériens. De ces derniers, elle apporte d’être la correspondance avec Inanna, déesse mythologique majeure s’il en est une. C’est ainsi, comme le soulignent les détails de sa divine féminité, qu’elle symbolise la femme primordiale étroitement associée à Vénus divinité souveraine des guerriers et de l’amour vénérée durant près de trente siècles par les sumériens avec une telle importante étendue de son culte qu’elle fut assimilée à de nombreuses déesses mythiques locales allant jusqu’à une place primordiale égale à bien des dieux au sein des plus grand centre religieux…Ces dernières laissent tant d’aspects et volets souvent tenus encore dans l’ombre et le mystère en raison d’étude incomplètes ou jamais achevées restant encore de bien vastes sujets d’hypothèses ou controverses âprement argumentées en fiévreuses passes d’armes de savants, scientifiques, archéologues et étudiants en mystérieuses mythologies jusqu’à celles d’occultismes les plus obscurs.


A présent, depuis ces apports d’éléments historico-mythiques, nous pouvons situer notre petite remise à jour fortuite en un secteur bien connu par nous-mêmes et les personnes partageant nos recherches dans le piedmont des Pyrénées Orientales, effectivement autrefois une terre où se croisait bien des courants religieux ou de croyances des plus anciennes. Ainsi donc, il n’y aurait rien d’étonnant à ce que certains lieux primitifs soient devenus à la suite de ces cultes, étroitement mélangés, des lieux certains… En toute logique, ensuite, ils s’identifieront comme autant de sanctuaires sous la protection de divinités matricielles, maternelles, initiatiques qui bien plus tard s’identifieront tout aussi étroitement à des saintes protectrices de nos dernières religions. C’est dans ces confins d’anciens pagus échus aux familles de Périllos que souvent ces temples élevés aux cultes des déesses mères deviendrons par la magie des transmissions rituelles les sanctuaires d’autres merveilleuses femmes assurant les mêmes fonctions sous couverts de nouvelles hagiographies transbordées par une religion n’en ayant rien compris… jusqu’aux franges d’un vendredi, jour de vénus ouvrant sur un mystère encore plus grand , mais toujours en finalité avec ces terres catalanes du souvenir oublié.


Nos visiteurs curieux d’étranges divinités féminines ou tout autant, mythologues scientifiques pourront alors contempler à satiété notre petite Ishtar périllossienne et celle de Babylone réunies dans les méandres de notre petit musée de l’étrange.


André Douzet

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